Accros au Blackberry

Outil incontournable de la mobilité, les smartphones sont ces terminaux connectés à Internet qui reçoivent et émettent des e-mails. L’un des plus connus, le Blackberry, est aujourd’hui utilisé par plus de 2 500 000 américains, un véritable phénomène qui a commencé bien avant l’avènement de l’iPhone. Mais petite ombre au tableau, son utilisation intensive provoquerait des phénomènes d’accoutumance. D’après une enquête du journal britannique Independant on Sunday datant de 2006, plus d’un tiers des utilisateurs montreraient en effet des signes d’addiction presque semblables à des symptômes de l’alcoolisme. Chez ces « crackberries » (en référence aux accros au crack), le Blackberry provoquerait même, dans certains cas, des divorces, tant l’utilisation compulsive de cet outil peut influer sur la vie privée.

Pour Melissa Mazmanian, chercheuse au Massachusetts Institute of Technology (MIT), cet outil répondrait à un besoin de communiquer mais il procurerait également un sentiment de contrôle que n’offre pas une simple conversation téléphonique. Aux Etats-Unis, ces accros d’un nouveau genre disposent même d’un centre de soins intensifs à Manhattan pour traiter leur dépendance. De même, pour traiter les tendinites et crampes de poignet induites par l’utilisation prolongée de l’outil, des « Blackberry massages » sont proposés par les grands hôtels et salons de beauté de New-York.

Et vous, où en êtes-vous avec votre Blackberry ?