Lundi 17 novembre 2008
Depuis l’affaire du Wi-Fi dans les bibliothèques parisiennes (voir précédent billet), des mesures sur les ondes électromagnétiques ont été effectuées par des laboratoires indépendants. Les résultats ont été rendus publics le 11 septembre dernier et font état de niveaux d’ondes « 80 à 400 fois inférieurs au seuil réglementaire ». La Ville de Paris précise quant à elle que « les visites médicales proposées à tous les agents ayant signalé des maux liés au Wi-Fi n’ont permis de diagnostiquer aucune pathologie ». Les membres du comité d’hygiène et de sécurité (CHS) de la direction des affaires culturelles de la mairie ont donc donné leur feu vert le 7 octobre pour la remise en service des bornes incriminées… même si Denis Baupin, adjoint au maire de Paris chargé de l’environnement, s’y oppose, préférant appliquer le principe de précaution. Il indique aussi que la ville de Lyon a décidé de ne pas installer de bornes Wi-Fi, tout comme la BNF, et que le Parlement européen a voté un rapport préconisant l’application de dispositifs plus contraignants à l’encontre des champs électromagnétiques.
Parallèlement, le déploiement à Paris de hotspots gratuits suscite une levée de boucliers de syndicats et associations, mettant en avant les risques sanitaires liés à l’exposition prolongée aux ondes Wi-Fi. Et ce débat n’est pas près d’être clos puisque la Ville de Paris envisage de louer les kiosques de presse de la capitale aux opérateurs télécoms souhaitant y installer des bornes Wi-Fi… Ce projet soulève lui aussi des inquiétudes, notamment auprès du Syndicat national des diffuseurs de presse qui s’interroge sur le « danger potentiel pour la santé des personnes travaillant dans les kiosques qui seront exposées toute la journée ».
Suite et fin de notre série sur les ondes électromagnétiques dans un prochain billet…